Boîte de thon : l’astuce imparable d’une nutritionniste pour dénicher la variété la moins chargée en mercure
Produit incontournable de nos placards, le thon en boîte s’avère pratique pour concocter salades, sandwiches et cakes salés. Malgré ses nombreux atouts nutritionnels, notamment sa richesse en protéines, oméga-3 et minéraux, il n’est pas exempt de risques, en raison de préoccupations liées à la teneur en mercure. Une étude conjointe des ONG Bloom et Foodwatch a mis en lumière des disparités significatives parmi les différentes variétés de thon en boîte.
Les chiffres alarmants du mercure dans le thon
L’enquête a montré que sur les 148 boîtes de conserve examinées, toutes contenaient des traces de mercure. Ce constat est inquiétant, notamment parce que certaines d’entre elles dépassent largement les seuils réglementaires, atteignant jusqu’à 3,9 mg/kg. Pour rappel, la limite légale pour le thon est de 1 mg/kg, alors que pour la majorité des autres poissons, elle est de seulement 0,3 mg/kg. Plus étonnant encore, 57 % des boîtes testées dépassaient cette limite de 0,3 mg/kg, et environ une sur dix excédait 1 mg/kg.
Pourquoi le thon est-il si contaminé par le mercure?
Le principal coupable de ce taux de mercure élevé est la position du thon au sommet de la chaîne alimentaire. Dans les océans, le mercure naturel, lorsqu’il se transforme, se concentre en passant de maillon en maillon. Les grands prédateurs, comme le thon, en accumulent davantage. Ce processus explique pourquoi ces poissons sont parmi les plus contaminés de leur écosystème.
Choisir le bon thon : l’avis d’une nutritionniste
Face à ces révélations, la nutritionniste Blanca Garcia offre des conseils avisés pour continuer à apprécier le thon tout en réduisant les risques. Elle recommande le thon listao, également appelé bonite ou skipjack, qui contient moins de mercure avec une moyenne de 0,2 mg/kg. Ce type de thon est plus petit et ne vit pas aussi longtemps que ses cousins, le thon germon (blanc) et l’albacore, qui affichent des concentrations en mercure jusqu’à trois fois plus élevées.
Adopter une diversité piscicole
Pour varier les sources de protéines et d’oméga-3 tout en minimisant l’exposition au mercure, Blanca Garcia conseille de se tourner vers des poissons plus petits, comme les sardines et les maquereaux. Ces poissons sont moins susceptibles d’accumuler des niveaux excessifs de mercure. De plus, pour un apport en oméga-3 optimal, pensez à diversifier avec du saumon, du hareng ou de la truite, en alternant entre les poissons d’élevage et ceux sauvages.
Conclusion
Choisir judicieusement le type de thon en boîte et varier les espèces consommées sont des stratégies efficaces pour profiter des bienfaits du poisson tout en limitant l’ingestion de mercure. Ainsi, vous pouvez continuer à intégrer ce produit versatile dans vos repas sans compromis sur votre santé.
