Thierry Marx utilise cet appareil inédit en cuisine de chef : ses astuces à adopter
Le micro-ondes traîne encore une réputation de cuisine pressée, un peu triste, presque honteuse. Pourtant, Thierry Marx l’utilise comme un vrai coup de pouce du quotidien : pas pour remplacer le geste du cuisinier, mais pour gagner du temps quand on veut manger maison sans y passer la soirée. Comment Thierry Marx l’utilise-t-il ? Nous allons voir ses différentes utilisations…
Le micro-ondes reste souvent associé aux plats tout prêts, aux restes réchauffés à la va-vite, aux déjeuners avalés debout. Et puis Thierry Marx arrive avec une idée simple, presque libératrice : oui, on peut s’en servir en cuisine, même quand on aime bien faire les choses. Le chef n’en parle pas comme d’une baguette magique. Plutôt comme d’un outil malin, utile quand il faut accélérer certaines étapes : attendrir des légumes, lancer un bouillon, infuser des aromates, réchauffer une base ou préparer une cuisson avant une finition à la poêle. En clair, le micro-ondes peut devenir un allié de cuisine maison, à condition de l’utiliser avec un minimum de méthode.Pourquoi Thierry Marx décomplexe le micro-ondes
Ce qui change tout, c’est le regard porté sur l’appareil. Dans beaucoup de cuisines, le micro-ondes sert surtout à réchauffer. Point. Thierry Marx rappelle qu’il peut aussi aider à préparer, pas seulement à dépanner. Son idée est simple : si un geste permet de cuisiner plus vite sans renoncer aux produits frais, pourquoi s’en priver ? Une carotte coupée, quelques haricots verts, un fond d’eau, un récipient adapté… et les légumes deviennent tendres. La leçon est plutôt rassurante : il n’y a pas de honte à se faciliter la vie. On peut aimer les bons produits, les sauces bien montées, les cuissons précises, et accepter qu’un appareil très courant fasse gagner dix minutes un soir de semaine.Le bouillon express, l’idée qui peut vraiment servir
Le bouillon est l’un des meilleurs exemples. À la maison, on n’a pas toujours une casserole qui mijote depuis deux heures. Le micro-ondes permet de préparer une base rapide avec de l’eau, des parures de légumes propres, des herbes ou une pointe d’épices. Ce n’est pas le même résultat qu’un long bouillon de restaurant, évidemment. Mais pour détendre une sauce, cuire une semoule, parfumer des légumes ou donner du relief à une soupe rapide, c’est souvent largement suffisant. Le bon réflexe consiste à chauffer doucement, puis à laisser reposer. Les arômes continuent de se diffuser hors de l’appareil. Ce temps d’attente, que l’on oublie souvent, fait partie de la cuisson.Vous allez adorer : Poulet blanc ou jaune : Quel est le meilleur et lequel choisir sans se tromper ?
Légumes, aromates, bases : ce que le micro-ondes fait très bien
Pour les légumes, le principe est simple : les couper en morceaux réguliers, ajouter un petit fond d’eau, couvrir avec un couvercle adapté ou une assiette compatible, puis cuire par séquences courtes. Carottes, haricots verts, courgettes, petits bouquets de brocoli : l’appareil est pratique pour lancer une cuisson vapeur express. Il peut aussi servir à infuser. Laurier, thym, ail écrasé ou zestes d’agrumes prennent plus vite du parfum dans un liquide chaud. Là encore, l’objectif n’est pas d’aller brutalement à pleine puissance. Autre usage malin : réchauffer une base déjà cuisinée avant de la terminer autrement. Une purée, une sauce, un reste de légumes rôtis ou une garniture préparée la veille peuvent reprendre de la souplesse sans salir une casserole de plus. Pour certaines viandes, Thierry Marx évoque aussi l’idée d’une pré-cuisson avant finition. Le point important reste la finition : poêle, four, grill, assaisonnement. Le micro-ondes aide à gagner du temps, mais il ne donne pas à lui seul la coloration ni le croustillant.Le réglage que l’on oublie trop souvent : ne pas cuire à fond
Le piège classique, c’est de choisir la puissance maximale par habitude. Pour beaucoup de préparations, mieux vaut viser une puissance modérée, autour de 500 à 600 W. La chaleur se répartit plus progressivement, les aliments dessèchent moins vite et les textures restent plus agréables. Autre règle facile : laisser reposer au moins aussi longtemps que le temps de cuisson, quand c’est possible. Deux minutes de chauffe ? Deux minutes de repos. Ce délai homogénéise la température. Remuer à mi-cuisson aide aussi beaucoup, surtout pour les sauces, les soupes, les céréales ou les plats en sauce. Et si l’on couvre le récipient, on limite les projections tout en gardant un peu d’humidité.Ce qui compte vraiment côté santé : le contenu et le contenant
Le micro-ondes n’est pas le problème en soi. Tout dépend de ce que l’on met dedans. Avec des légumes frais, un bouillon maison, un plat préparé par vos soins ou des restes bien conservés, il peut aider les jours pressés. En revanche, s’il sert surtout à enchaîner les plats industriels très salés, riches en additifs ou ultra-transformés, le bénéfice devient beaucoup moins intéressant. L’appareil ne transforme pas un mauvais choix en repas équilibré : il le réchauffe, tout simplement. Le contenant mérite aussi de l’attention. Les recommandations sanitaires invitent à privilégier le verre ou la céramique compatibles micro-ondes. L’Anses rappelle avec prudence qu’un réchauffage poussé peut favoriser la migration de certaines substances depuis des contenants plastiques vers les aliments, surtout si le récipient est abîmé, fissuré, déformé ou réutilisé alors qu’il était prévu comme jetable. Le geste simple : transvaser dans un plat adapté, jeter les emballages endommagés, éviter les barquettes jetables et les films plastiques non prévus pour cet usage.La méthode facile pour l’adopter sans rater ses plats
Pour commencer, choisissez une préparation simple : carottes en rondelles avec un fond d’eau, haricots verts coupés, ou petite base de bouillon aromatisé. Chauffez à puissance modérée, par petites séquences, puis goûtez. Le micro-ondes devient plus précis quand on arrête de le traiter comme un bouton unique. Ensuite, terminez comme en cuisine classique : un filet d’huile d’olive, une noix de beurre, des herbes fraîches, du poivre, un passage rapide à la poêle si vous voulez plus de caractère. C’est souvent cette dernière minute qui donne au plat son vrai relief. Dans le même esprit, les recettes express ont tout intérêt à garder une vraie touche maison. Une tarte au thon express, des légumes déjà attendris ou une sauce réchauffée proprement peuvent sauver un dîner sans donner l’impression de bricoler. Au fond, Thierry Marx ne dit pas que le micro-ondes remplace la cuisine. Il rappelle quelque chose de plus utile : cuisiner, c’est aussi savoir choisir le bon outil au bon moment. Et si cet outil permet de manger chaud, frais et fait maison un soir chargé, il mérite peut-être une meilleure place sur le plan de travail.Les derniers articles par Denis Racine (tout voir)
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